Les sources de la folie

Traduction(s) :
The Sources of Madness

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Informations générales

Coordinateur·rice·s

Les coordinateur·rice·s sont membres du projet ERC MaDAf « A History of Madness in West Africa: Governing Mental Disorder during Decolonisation (Senegal, Burkina Faso and Ghana - 1940s – 1970s) ».

Voir : https://cordis.europa.eu/project/id/852448/fr ; https://madaf.hypotheses.org/.

Calendrier aux auteur·e·s

  • 30 septembre 2022 : envoi des propositions d’article, consistant en un résumé d’une vingtaine de lignes avec titre provisoire, nom(s), coordonnées et affiliations des auteur·e·s. Une adresse mail doit y être impérativement indiquée.
    Le résumé doit présenter la nature des matériaux traités, les décrire brièvement, donner des éléments de contextualisation en lien avec la discipline et la question de recherche. Indiquer les possibilités de diffusion en ligne des sources – entières ou partielles.
  • 1er novembre 2022 : réponse aux auteur·e·s (acceptation ou refus)
  • 1er mars 2023 : envoi de l’article
  • 15 juillet 2023 : envoi d’un rapport d’évaluation aux auteur·e·s
  • 1er octobre 2023 : remise des versions finales de l’article
  • Printemps 2024 : sortie du numéro

Envoi des propositions

Les résumés puis les articles seront envoyés à la revue Sources (sources@services.cnrs.fr) en mettant en copie l’équipe de coordination du dossier :

Format

Les textes peuvent être soumis aux formats .doc, .docx, .odt, .rtf. Les résumés devront faire de 3 000 à 5 000 signes. Les articles devront comporter en moyenne 45 000 signes (comprenant la bibliographie, le résumé et les mots-clés) mais des textes plus courts ou plus longs pourront également être acceptés.

Merci de prendre connaissance des règles de sélection des textes et des conditions de publication : https://www.sources-journal.org/160, ainsi que des instructions aux auteurs : https://www.sources-journal.org/164.

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Présentation

Cette proposition de dossier spécial sur les sources de la folie en Afrique (continent et diasporas) s’inscrit dans le renouvellement épistémologique récent des études concernant le trouble mental sur le continent. Elle part du constat que les réflexions sur la nature et la diversité des sources mobilisées dans ce domaine par les chercheur·e·s restent clairsemées et fragmentaires. Ancré dans une perspective interdisciplinaire et de longue durée, ce dossier a pour objectif de montrer la richesse des matériaux exploités, autant que de promouvoir une réflexion sur des sources souvent situées à l’intersection de différentes médiations (médicales, administratives, (post)coloniales, etc.).

Si la question de la folie sur le continent africain a suscité de nombreuses recherches historiographiques depuis les années 1980, c’est généralement pour insister sur la psychiatrie coloniale comme un outil de contrôle social et biopolitique parmi d’autres, au service d’une mise en valeur rationnelle du monde colonisé, basée sur des préjugés raciaux, afin d’affirmer et de légitimer la mission civilisatrice (Sadowsky 1999 ; Jackson 2005 ; Mahone & Vaughan 2007 ; Keller 2007 ; Scarfone 2016). Constituant le pendant de cette première lecture, d’autres recherches se sont plutôt concentrées sur des figures de psychiatres – que l’on pense à Frantz Fanon ou Henri Collomb par exemple. Renversant le stigmate d’une psychiatrie présentée comme carcérale et essentialiste, ces médecins ont commencé à réfléchir à partir des années 1950 à l’étude des savoirs et des modèles locaux de prise en charge des troubles mentaux (Keller 2007 ; Khalfa & Young 2015 ; Collignon 2018 ; Robcis 2020). Cependant, aussi riche que soit cette première génération de travaux, très peu reviennent sur la spécificité des sources en contexte africain, ni sur les enjeux autour des conditions d’enquête et d’analyse empirique.

Au-delà des seuls terrains africains, plusieurs pistes de réflexion ont récemment été ouvertes par les sciences sociales sur les matériaux de recherche et les conditions d’études de la folie et de la maladie mentale. En histoire, certains travaux se centrent sur la nature des sources, leur particularité et la possibilité d’y accéder (Klein, Perreault & Thifault 2016), tandis que d’autres insistent davantage sur les enjeux méthodologiques et épistémologiques de leur exploitation (Bueltzingsloewen 2015 ; Guignard & Guillemain 2016 ; Basso & Delbraccio 2017). À la suite du patient turn et du material turn (Roy 1985 ; Bacopoulos-Viau et Fauvel 2016) et des approches nombreuses en sciences sociales qui interrogent plus largement l’expérience sociale de la folie (Goffman 1968 ; Estroff ; 1998 ; Velpry 2008), les recherches contemporaines empruntent désormais de nouveaux itinéraires d’enquête, qui consistent notamment à s’approcher au plus près des parcours individuels, tant des malades et de leur famille que des médecins et personnels soignants (Derrien 2015 ; Le Bonhomme 2016 ; Le Bras 2018 ; Lebel & Thifault 2021). De ces études résulte une analyse des institutions et des dispositifs psychiatriques qui dévoile leurs caractères bien plus perméables et moins figés que d’apparence (Majerus 2013 ; Klein, Guillemain & Thifault 2018 ; Edington 2019). Dans la continuité de ce mouvement, les recherches contemporaines sur la folie en Afrique dépassent une lecture macroscopique pour s’intéresser au quotidien de la folie, au plus proche des acteurs et de leur environnement social, politique et économique (Aït Mehdi & Tiquet 2020 ; Marquis 2021 ; Gallien 2022).

L’objectif de ce dossier est donc de réfléchir aux sources mobilisables pour une étude qui, tout en considérant des dispositifs institutionnels qui entourent la folie, permet également de produire des connaissances sur l’ordinaire des troubles mentaux et de ceux qui les vivent. Il s’agira de confronter de manière croisée un ensemble varié de sources ayant trait à une intimité marquée par le stigmate social. Ces sources peuvent être archivistiques (archives coloniales, institutionnelles, médicales, personnelles), imprimées (presse, ouvrages, photographies) ou ethnographiques (enquêtes orales, observation participante, carnets de terrain). À travers ces différents corpus surgit par ailleurs la question du positionnement du chercheur face à des existences souvent fragiles et précaires. Comment ne pas redoubler la violence de l’assignation sociale et du regard qui objective, ni être confondu avec le médecin ou, plus largement, le personnel soignant ? Jusqu’où l’enquête peut-elle être menée sans pour autant accentuer des représentations sociales qui excluent et marginalisent ? Faut-il se limiter aux traces laissées par les patients et leurs familles dans les archives ou partir à leur rencontre, au risque de réactiver traumatisme et/ou exclusion sociale ? En s’intéressant aux sources à disposition pour l’étude de la folie, les chercheur·e·s sont confronté·e·s à un ensemble de questions éthiques qui traverseront l’ensemble des contributions du dossier.

Aux questions de secret médical, de protection de vies privées et à la possibilité de mettre à jour des intimités qui font tout pour se dissimuler au regard de l’autre, s’entrecroise la volonté d’une recherche qui souhaite dépasser tabous et non-dits, où prime la liberté de l’enquête. Travailler sur la folie c’est, plus encore que pour tout autre objet de recherche, devoir s’interroger sur le sens et les effets d’une démarche, ainsi que sur le corpus mobilisable pour y accéder – sa portée, ses limites et son inévitable coût pour les enquêté·e·s comme pour les chercheur·e·s.

La finalité de ce numéro est donc de donner à voir des itinéraires et des partis pris méthodologiques. Rarement univoques et au carrefour de plusieurs méthodes d’enquêtes, ceux-ci permettent de penser l’étude de la folie en Afrique au-delà des seuls discours médicaux ou religieux souvent hégémoniques.

Les contributions pourront s’inscrire dans trois axes.

Transcrire la folie : à propos de l’archive médicale

Les historien·ne·s n’ont pas manqué de s’interroger sur la spécificité de l’archive médicale, qui sélectionne certaines manifestations et caractéristiques dans l’optique de catégoriser les individus concernés. En contextes africains, ce processus de pathologisation s’articule aux médiations (post)coloniales, qui, à leur tour, sélectionnent des éléments au profit d’une narration spécifique (Hamani 2017 ; Gallien 2020). Il s’agit de promouvoir une recherche attentive à l’empreinte sociale des évènements retenus par les différentes autorités. L’objectif est notamment de dépasser les seules catégories médicales, coloniales ou religieuses afin de redonner de l’épaisseur à un trouble mental qui, au travers des descriptions qui en sont faites, ne se laisse jamais totalement enfermer à l’intérieur de démarcations plus ou moins explicites.

À ce titre, la question de l’accès aux dossiers de patients, celle de leur spécificité, de leur exploration et de leur diffusion constitue un enjeu fondamental afin de revenir sur la pluralité des documents qui leur donnent corps et réfléchir aux logiques qui les sous-tendent. Si le dossier de patient est souvent présenté comme une modalité universelle et uniforme de l’internement, on constate dans les faits de réelles variables selon les institutions et les localités, nous obligeant à plus de nuances lorsqu’il s’agit d’interroger cette mise en forme particulière de la maladie mentale. Les configurations locales et nationales, coloniales et postcoloniales, ou encore médicales, sociales et culturelles propres aux contextes africains se répercutent-elles sur l’ordonnancement et le contenu des dossiers psychiatriques ? Au-delà de leur contenu, il s’agit également de s’interroger sur leur état et leurs modalités de conservation : l’accès et l’archivage des dossiers en « terrains africains » se présentent-ils sous un angle spécifique ? Face à des archives parfois reléguées, les chercheurs doivent-ils·elles se faire archivistes et « sauver » ces dossiers ?

Par ailleurs, à l’intérieur de ces dossiers, et au-delà de l’écriture médicale, se retrouvent parfois conditionnées des productions propres aux malades ou à leurs familles. Dans ces éléments s’exprime une condition subjective faisant place aux sentiments, attentes et horizons de l’interné par ailleurs rarement accessibles au chercheur. Correspondances, écrits intimes, dessins, et autres requêtes adressées par le malade à l’administration ou aux médecins : autant d’écritures de soi qui permettent d’approcher « par le bas » l’intimité et l’épaisseur de vies en souffrance psychique ainsi que leur inscription dans le tissu familial, institutionnel et plus largement social.

Au-delà de l’archive médicale : la diversité des sources écrites

D’autres types de documents écrits existent pour approcher l’étude du trouble mental sur le continent, qu’il s’agisse de registres de garde, de textes législatifs, de règlements propres aux établissements, de notes de médecins, d’extraits de presse, de littérature « grise » ou encore d’archives diplomatiques ou religieuses. Tous proposent un discours singulier sur la souffrance psychique, permettant de varier les échelles, les espaces et les angles d’analyse. L’étude de la folie peut se faire à partir de matériaux très divers, qui témoignent du caractère diffus de la prise en charge de la souffrance mentale, mais également de sa présence au quotidien. L’objectif de ce dossier est tout autant d’exposer ces matériaux que de réfléchir à leur possible croisement avec des sources écrites plus directement médicales. À l’inverse d’une folie insaisissable, et plus qu’un épisode faisant rupture dans le quotidien confiné au seul registre médical, le trouble psychique apparaît alors comme un fait social total, mobilisant l’ensemble des sphères de la société.

La diversité de ces sources implique une variété d’itinéraires de recherche et une inventivité pour se rapprocher de trajectoires de vie. Une somme de traces écrites qu’il s’agira aussi d’entrecroiser afin d’interroger leur point de jonction ou à l’inverse l’incommensurabilité des discours et modes de prise en charge en fonction des acteurs, lieux et temporalités. Face à chaque document, se pose ainsi la question de ce que peuvent dire les sources mais aussi de ce que l’on veut leur faire dire, de ce qu’elles mettent en scène ou, à l’inverse, de ce qu’elles taisent et ne cessent de vouloir dissimuler et invisibiliser.

Entre visible et invisible : matérialités et voix de la folie

Si les enjeux autour de l’écrit restent forts, l’objectif de ce dossier est également de faire émerger des problématiques plus directement liées à la question de l’expression de la folie dans sa contemporanéité, tant du point de vue de son observation directe (ethnographie et entretiens) que des traces matérielles et mémorielles qui façonnent son héritage. Ce dossier entend ainsi promouvoir des réflexions sur le travail de l’anthropologue confronté à l’institutionnalisation religieuse ou médicale du trouble (Legrip-Randriambelo 2020), mais également mettre en avant toute rencontre avec des formes de gestion de la folie plus diffuses, des pratiques les plus libérales aux expériences les plus carcérales (Petit 2020).

À partir de quels outils et selon quels cadres d’observation parvient-on à approcher la folie ? Des travaux usant de captations sonores ou visuelles offrent par exemple des pistes nouvelles pour approcher ces réalités (Akana, en cours). Plus largement, la question de la corporéité et de l’expression publique de la folie représente un espace d’investigation qui reste à ce jour encore peu exploré (Diagne 2016). La place accordée aux carnets de terrains et aux entretiens sollicitant notamment des personnes souffrant de troubles mentaux ou leurs proches constitue autant d’enjeux épistémologiques qu’éthiques qui méritent d’être explorés.

Avec la question du visible s’impose aussi la question de l’invisible. Ici se repose le problème de la catégorisation de la folie, face à des troubles qui sont souvent façonnés par différents discours et registres de langue plus ou moins compatibles. Un malade arrivant à l’hôpital peut avoir déjà connu plusieurs diagnostics issus des religieux ou tradithérapeutes qui viennent transformer la forme de son trouble. Le diagnostic du médecin ne vient-il dès lors qu’opacifier les représentations du malade et de ses proches, ou se laisse-t-il également pénétrer par des appréhensions nosographiques qui le précèdent ? De la même manière, jusqu’à quel point le tradithérapeute ou le religieux peuvent-ils se laisser influencer par le discours biomédical ? Autant de transactions qui n’émergent pas à l’écrit, mais se révèlent omniprésentes, chacun cherchant à se positionner face à l’autre. Bien que cette concurrence dans l’appréhension du trouble soit souvent relevée (Diagne et Lovell 2019), ce dossier sera ainsi l’occasion de réfléchir à leur articulation et aux moyens qu’ont les chercheur·e·s pour faire émerger ces enjeux souvent dissimulés.

La question des héritages matériels, des espaces et des objets de la folie constituera un autre volet de ce dossier. Si les recherches sur la folie en Afrique ont beaucoup insisté sur les discours et l’héritage de la psychiatrie coloniale (Kilroy-Marac 2019), on sait finalement encore peu de choses sur le quotidien des institutions, leurs continuités et réappropriations patrimoniales et les enjeux de leur agencement (accès à l’eau, éloignement de la route, visibilité de l’institution, etc.). Au-delà des seuls espaces médicaux ou religieux qui s’imposent souvent, les propositions d’articles pourront envisager d’autres lieux, par exemple la rue ou le strict espace familial. L’examen des objets du quotidien, de mobiliers rituels et des médecines curatives, dans le prolongement des recherches sur les « cultures matérielles » de la psychiatrie et de la folie (Majerus & Ankele 2020), intéresseront, enfin, ce dossier.

Bibliographie

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Akana, Parfait. 2022. « Le thème de la folie dans la création télévisuelle au Cameroun. Essai d’anthropologie visuelle ». Projet de recherche en cours.

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Basso, Elisabetta, et Mireille Delbraccio. 2017. « Introduction : La psychiatrie en ses archives, entre histoire et épistémologie ». Revue d’histoire des sciences 70 (2) : 255-273. https://doi.org/10.3917/rhs.702.0255.

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